Un jeune de quartier oblige un professeur de philosophie à rédiger un des sujets du bac pour son petit frère qui passe l'épreuve le lendemain matin.

LA PIÈCE :

Ancré dans la réalité extrêmement concrète de son quotidien et doutant de l'honnêteté du professeur, Samy, le jeune de quartier, réagit, contredit, s'oppose . Face à lui Philippe, dans un premier temps effrayé par l'incursion soudaine de Samy, sera peu à peu séduit par son esprit de discernement.

À travers son flot paroles et ses pensées pleines de bon sens, Samy va sans le savoir enclencher le processus  de la maïeutique socratique dans laquelle Philippe se laissera entraîner, porté par sa passion pour la philosophie.

LE SUJET DE PHILO :

"L'idée de beauté peut-elle mener notre existence ?" Ce sujet  va éclairer  le regard de chacun des personnages sur la beauté, la liberté de penser, la possession, le désir, dans la société d'aujourd'hui.

L'ARGUMENTAIRE :

Quelles sont les frontières qui se dressent parfois entre les jeunes lycéens et la philosophie ?

LES PROFESSEURS :

Nous avons relevé une question commune à de nombreux professeurs :  Comment faire aimer la philo en terminale, si ce n’est à tous, au plus grand nombre, avec un programme surchargé, qui ne laisse que peu de place au dialogue élèves/professeur ?
Ce manque de temps consacré à l’échange verbal complique la tâche des professeurs. Au-delà du programme surchargé, force est de constater que le dialogue, comme le débat, est complètement absent des médias dans lesquels les élèves s’informent en priorité : la télévision et les réseaux sociaux. La vitesse à laquelle arrivent ces informations, ne leur donne pas le loisir d’y réfléchir. Souvent, malheureusement et à leur insu, ils “ingurgitent” tout ce qui leur est communiqué via Internet.

Donc amener les élèves à une réflexion au travers d’un échange oral, les engager à prendre la parole, et pour certains les aider à dépasser une grande timidité face à la prise de parole devant un groupe, peut s’avérer très difficile, voire tenir de l’exploit.

LES ÉLÈVES :

La philo aurait-elle quelque chose d’inaccessible à certains ? Les frontières sont-elles imaginaires ou bien réelles?

Le MONDE CAMPUS a réalisé une petite enquête sur laquelle nous nous sommes appuyés pour mener nos propres investigations auprès des lycéens et des jeunes bacheliers. Nous avons décidé de vous proposer un résumé mixte du journal et de notre travail.

En premier lieu, les élèves partent, avant même le premier cours, du postulat qu’ils ne comprendront rien. “Lire du Kant, c’est comme lire un traité d’alchimie”. “Un vocabulaire obscur, des tournures alambiquées...”.
Puis beaucoup pensent que ça ne les concerne pas. La philo serait destinée à une élite d’intellectuels, de penseurs qui abordent des sujets loin de leur quotidien, de leur réalité :”un monde parallèle”.

Alors comment dire "PAUSE, POUCE, ON ARRÊTE. ON FERME NOS TÉLÉPHONES, ET ON PREND ENFIN LE TEMPS D’APPRENDRE À DIALOGUER AVEC SOI-MÊME, AVEC LES AUTRES, C’EST À DIRE RÉFLÉCHIR".

LES PROPOSITIONS :

A) La sensibilisation en amont de la représentation.
En amont de la représentation, 1/2 heure est consacrée à une rencontre avec les élèves dans leur classe.
Objectif : Sensibiliser les élèves au sujet  de la pièce et à la découverte des personnages.

B) La pièce : Assister à une représentation du spectacle.

C) L’atelier rencontre : 1/4 d'heure consacré à répondre aux questions autour du spectacle et 3/4 d'heure consacré à la mise en place d'une dispute  philosophique  entre les élèves et les comédiens.

Trois thèmes proposés

  • La beauté

Qu’elle est la place de la beauté dans leur vie ?

  • La liberté de penser.

Est on libre de penser ?

  • La possession et le désir

Quelles sont leurs frustrations et leur envies.